Du droit de choisir sa fin de vie

« Qui apprendrait les hommes à mourir, leur apprendrait à vivre » : cette maxime de Montaigne (Essais, I, chap. 19) sonne aujourd’hui à nos oreilles comme une pensée exotique. Elle signifie pour le moins qu’il y a un rapport intime entre la vie et la mort, deux entités qu’on a pris l’habitude de penser séparément. C’est sur le point décisif de leur indissociabilité, celui de la fin de vie, qu’est interrogée ici la question du « suicide assisté » et de l’« euthanasie », alors qu’une nouvelle proposition de loi est déposée en France. Après avoir rappelé l’enjeu législatif et précisé quelques points de vocabulaire, neuf arguments des opposants à toute modification de la loi sont démontés, ce qui conduit, par contraste, à un plaidoyer en faveur du droit à une « mort choisie ».

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