Quelle ville voulons-nous ? (1) Plaidoyer pour une «ville durable», le cas de Concarneau

« Quelle ville voulons-nous ? » est une réflexion sur l’urbanisme littoral qui s’adresse d’abord aux concarnois. Mais, plus généralement, elle interroge des conc-1950-600problématiques qui intéressent tous les espaces urbains et ruraux de France.

Cette réflexion est constituée de trois moments : dans le premier est examinée la contradiction apparente entre exigence écologique et défense du patrimoine. Une issue est pointée en direction d’une « révolution » dans la démocratie locale. Lire la suite

Quelle ville voulons-nous ? (2) Du bon usage de l’espace littoral

port2Second moment, appuyé sur une analyse du projet de Concarneau Cornouaille Agglomération. Est exploré le dilemme de la croissance urbaine qui oppose deux formes: la forme extensive – l’étalement des lotissements dans les zones AU (à urbaniser) et la forme  intensive – la densification dans les zones U (urbanisées) du PLU. La pression de la réglementation tend à la densification partout mais avec quelles conséquences pour les paysages urbains du littoral ? Lire la suite

Quelle ville voulons-nous ? (3) Alternatives

balise-verteUn territoire comme celui de Concarneau, à la fois urbain, rural et littoral, est une réalité complexe et parfois contradictoire. Comment réaliser un urbanisme qui puisse enrichir le vécu de chacun et favoriser le « vivre-ensemble » en dépassant ces contradictions? Dans ce troisième article, après une discussion « technique»  d’outils fournis par  la loi existante, est ébauchée une nouvelle vision de l’urbanisme, soucieuse du « bien commun » et des personnes. Lire la suite

Taoïsme, une sagesse de la non-dualité. Interview

tao 200 200 grisYves Huguet a rencontré le taoïsme dans ses années de jeunesse. Il est aujourd’hui transmetteur de pratiques énergétiques chinoises : tai chi chuan (art martial), qi gong (maîtrise de l’énergie vitale), ba gua zhang (autre art martial), tui na (massage), shi liao (diététique) et aussi «jardinier» : souci de la nature, arts corporels et tao – la Terre, l’Homme, le Ciel – trois dimensions qui sont reliées entre elles.

Paroles de traverse l’a interrogé sur sa vision du taoïsme, cette forme de pensée et d’art de vivre dont la naissance en Chine, il y a vingt-cinq siècles, nous est parvenue par les textes de Lao-tseu (Livre de la Voie et de la Vertu) et de Tchouang-tseu. Lire la suite

Deviens qui tu es : Devenir soi, devenir autre, devenir commun

Deviens ce que tu es ou: Deviens qui tu es. La première occurrence de cette pindare 2formule se trouve chez Pindare, poète grec du 5ème siècle avant notre ère. Elle a été reprise jusqu’à nos jours par de nombreux philosophes et écrivains.

A première vue, cette maxime met en valeur un « devenir-soi » très à la mode, qui pourrait bien convenir à notre époque d’individualisme obligé et de narcissisme compulsif. Des essayistes travaillent ce thème, sur le mode néo-hédoniste de Michel Onfray (La Sculpture de soi, 1993) ou sur le mode crypto-libéral de Jacques Attali (Devenir soi, 2014). Mais pourquoi ne pas lui préférer : Deviens ce que tu n’es pas, un « devenir-autre », quitte à s’égarer sur des chemins de traverse ? Et puisqu’il est illégitime de faire de Soi le Robinson d’une île dépeuplée, pourquoi pas un Devenons ce que nous sommes, voire un Devenons ce que nous ne sommes pas: un « devenir-commun » à élucider, qui convoque cette fois le groupe, le peuple, la multitude ? Lire la suite

Du droit de choisir sa fin de vie

« Qui apprendrait les hommes à mourir, leur apprendrait à vivre » : cette maxime de Montaigne (Essais, I, chap. 19) sonne aujourd’hui à nos oreilles comme une pensée exotique. Elle signifie pour le moins qu’il y a un rapport intime entre la vie et la mort, deux entités qu’on a pris l’habitude de penser séparément. C’est sur le point décisif de leur indissociabilité, celui de la fin de vie, qu’est interrogée ici la question du « suicide assisté » et de l’« euthanasie », alors qu’une nouvelle proposition de loi est déposée en France. Après avoir rappelé l’enjeu législatif et précisé quelques points de vocabulaire, neuf arguments des opposants à toute modification de la loi sont démontés, ce qui conduit, par contraste, à un plaidoyer en faveur du droit à une « mort choisie ».

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Nous sommes tous Charlie

je suisLa fête est gâchée, l’insouciance effondrée. L’humour comme propre des humains, le droit à la parole, la liberté de penser sont devenus les cibles des groupes sectaires assoiffés de sang : tais-toi Charlie ou meurs. La cible est plus large : s’ajoutent les juifs, les policiers, et finalement tout ce qui n’est pas formaté intégriste. Cet islam n’est pourtant pas l’islam tout comme ce blasphème n’est pas même un blasphème. Il y a des murs d’incompréhension quant au partage entre sacré et profane. Notre innocence elle-même se révèle être un leurre : la République a failli, le « vivre-ensemble » a été traité avec désinvolture. Que faire maintenant après l’incomparable moment fusionnel du 11 ? L’article qui suit ne répond pas à cette question, il a été écrit à chaud entre le 7 et le 9 janvier. Lire la suite

Edgar Poe, Le Chat noir ou Que me veut-il ?

vignetteA l’heure où, paraît-il, les perversions se développent au détriment, si je puis dire, des bonnes vieilles névroses plus civilisées, je propose ici le commentaire et l’interprétation d’un texte d’Edgar Poe publié il y a plus d’un siècle et demi. Il s’agit du Chat noir (The Black Cat) paru en 1843, traduit en français par Charles Baudelaire, et inséré dans le recueil des Nouvelles histoires extraordinaires. Il raconte un cas de déchéance perverse. J’analyse d’abord la fabrication littéraire de ce cas avant d’en proposer une interprétation psychanalytique. Lire la suite

Michel Onfray, la mystification (1)

PROLOGUE

freud vignetteLe Crépuscule d’une idole, sous-titré l’affabulation freudienne, est un livre de Michel Onfray, publié en 2010. Destiné à déboulonner le fondateur de la psychanalyse, il a suscité à l’époque une vive polémique. L’article qui suit reprend à nouveaux frais la lecture critique de cet ouvrage. Il s’adresse au lecteur du Crépuscule, mais aussi à toute personne qui s’intéresse à la portée de la psychanalyse ou aux ressorts d’une rhétorique de la manipulation. Ce qui est dévoilé ici, c’est la réalité d’une affabulation onfrayante. Lire la suite