Du droit de choisir sa fin de vie

« Qui apprendrait les hommes à mourir, leur apprendrait à vivre » : cette maxime de Montaigne (Essais, I, chap. 19) sonne aujourd’hui à nos oreilles comme une pensée exotique. Elle signifie pour le moins qu’il y a un rapport intime entre la vie et la mort, deux entités qu’on a pris l’habitude de penser séparément. C’est sur le point décisif de leur indissociabilité, celui de la fin de vie, qu’est interrogée ici la question du « suicide assisté » et de l’« euthanasie », alors qu’une nouvelle proposition de loi est déposée en France. Après avoir rappelé l’enjeu législatif et précisé quelques points de vocabulaire, neuf arguments des opposants à toute modification de la loi sont démontés, ce qui conduit, par contraste, à un plaidoyer en faveur du droit à une « mort choisie ».

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Nous sommes tous Charlie

je suisLa fête est gâchée, l’insouciance effondrée. L’humour comme propre des humains, le droit à la parole, la liberté de penser sont devenus les cibles des groupes sectaires assoiffés de sang : tais-toi Charlie ou meurs. La cible est plus large : s’ajoutent les juifs, les policiers, et finalement tout ce qui n’est pas formaté intégriste. Cet islam n’est pourtant pas l’islam tout comme ce blasphème n’est pas même un blasphème. Il y a des murs d’incompréhension quant au partage entre sacré et profane. Notre innocence elle-même se révèle être un leurre : la République a failli, le « vivre-ensemble » a été traité avec désinvolture. Que faire maintenant après l’incomparable moment fusionnel du 11 ? L’article qui suit ne répond pas à cette question, il a été écrit à chaud entre le 7 et le 9 janvier. Lire la suite